



Les violences sexistes et sexuelles (VSS) recouvrent les situations dans lesquelles une personne impose à autrui un comportement ou un propos à caractère sexiste ou sexuel qui n’est pas désiré.
Les violences sexistes et sexuelles (VSS) recouvrent les situations dans lesquelles une personne impose à autrui un comportement ou un propos à caractère sexiste ou sexuel qui n’est pas désiré.
Depuis 2017, l’Ordre national des infirmiers, à travers ses conseils départementaux (CDOI) et conseils interdépartementaux (CIDOI), peut se constituer partie civile pour soutenir la plainte de l’infirmière ou de l’infirmier.
Pour que l’Ordre puisse se constituer partie civile, plusieurs conditions sont nécessaires, notamment :
Après avoir déposé plainte (commissariat/gendarmerie/procureur), l’infirmière ou l’infirmier peut également déclarer l’adresse de son CDOI/C(I)DOI d’inscription comme adresse de domicile dans le cadre de la procédure pénale engagée.
Dès 2023, l’Ordre national des infirmiers (ONI) a mis en place sa propre plateforme de recueil des signalements : l’Observatoire de la sécurité des infirmiers (OSI). Accessible depuis l’espace ordinal, cet outil simple et réactif permet aux infirmières et infirmiers de notifier tout acte de violence subi dans le cadre de leur exercice. Il permet à l’Ordre national des infirmiers de collecter des données fiables pour alerter les pouvoirs publics et adapter les réponses.
Cet observatoire s’ajoute au dispositif de l’Observatoire National des Violences en Santé (ONVS).
Entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2025, 2301 signalements ont ainsi été traités via cette plateforme. Le nombre de signalements traités est d’ailleurs en hausse : 599 en 2023, 798 en 2024, et 904 en 2025.
À la suite du mouvement #MeToo à l’hôpital, l’Ordre National des Infirmiers a lancé une grande consultation pour évaluer l’ampleur des violences sexistes et sexuelles subies par la profession et proposer des solutions concrètes.
Réalisée du 13 au 29 septembre 2024, 21 870 infirmières et infirmiers ont répondu :
Une synthèse des résultats est disponible ici.
L’Ordre des infirmiers est le premier à avoir signé une convention de collaboration avec la mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) et la Direction Générale de l’Offre de Soin du ministère de la Santé (DGOS).
Le partenariat vise à :
Afin de sensibiliser le plus grand nombre aux violences sexistes et sexuelles, l’Ordre mène une campagne contre les violences sexistes et sexuelles à l’échelle nationale. Elle s’est appuyée sur les résultats de la consultation menée en septembre 2024, mettant en lumière les réalités et les besoins des professionnels de santé confrontés à ces situations.
Des visuels variés illustrent le quotidien de la profession infirmière : soins à domicile, stages, accompagnement des patients… Ils montrent concrètement l’engagement et le professionnalisme des infirmières et infirmiers, tout en rappelant que la violence n’a aucune place dans leur environnement de travail. La campagne incite au signalement des situations de violence et favorise la mobilisation collective contre ces comportements inacceptables.
“Stop et c’est puni par la loi” : grâce à cette campagne de sensibilisation, l’Ordre national des infirmiers affirme son rôle de protecteur et de référent pour la profession, tout en promouvant une culture du respect et de la sécurité.
L’Ordre s’engage
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L’Ordre national des infirmiers, après avoir été auditionné par la commission des lois du Sénat dans le cadre de l’examen de la loi visant à renforcer la sécurité des professionnels de santé (loi Pradal), participe actuellement activement aux réflexions sur son décret d’application.
Définitivement adopté par le Parlement le 25 juin 2025, le texte renforce la réponse pénale face aux violences, vols ou outrages commis contre les soignants et facilite le dépôt de plainte des victimes.
Cette loi permet aux infirmières, infirmiers et autres soignants libéraux d’être représentés par leur Ordre professionnel, un syndicat ou une URPS pour déposer plainte. Cette possibilité vise à lever les freins au dépôt de plainte souvent liés à la peur de représailles ou à la complexité des démarches.
La loi autorise également les professionnels de santé qui craignent des représailles à déclarer comme domicile l’adresse de leur Ordre. Elle prévoit en outre une aggravation des peines en cas de violences commises à l’encontre de personnels exerçant dans un établissement de santé, un centre ou une maison de santé, un cabinet libéral, une officine, un laboratoire, ou un établissement médico-social.
Autre nouveauté, la création d’un « délit d’outrage élargi », applicable à tous les professionnels de santé. Ce dispositif permet de renforcer les peines pour violences ou vols et d’accélérer le traitement des plaintes par le délégué du procureur. Les sanctions peuvent désormais atteindre cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.
Parce qu’une loi ne prend véritablement forme qu’à travers ses décrets d’application, l’Ordre poursuit son engagement afin de garantir la mise en œuvre concrète de l’ensemble des objectifs de la PPL Pradal, notamment son article 5 sur le dépôt de plainte.
La lutte contre les violences envers les soignants nécessite une action collective et coordonnée. C’est pourquoi l’Ordre des infirmiers collabore étroitement avec le ministère de la Santé dans le cadre de la plateforme de l’Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS).
Cette plateforme permet à tous les professionnels infirmiers, y compris les étudiants, de signaler les violences dont ils sont victimes ou témoins, qu’elles soient physiques, verbales, psychologiques ou matérielles. Chaque signalement contribue à documenter les atteintes subies par les soignants et à mieux orienter les actions de prévention et de protection.
Grâce à ce partenariat, les signalants peuvent désormais être directement orientés vers l’Ordre des infirmiers (à la fois au niveau départemental et national), qui peut les accompagner, les conseiller et les soutenir dans leurs démarches, qu’il s’agisse de protection juridique, d’orientation vers les dispositifs d’écoute, ou de relais institutionnels adaptés.
136 référents violences, élus et formés, sont présents au sein de chaque CDOI / C(I)DOI pour vous accompagner dans vos démarches (dépôt de plainte, procédure d’interruption des soins, etc).
L’intervention du référent violence est sur-mesure : elle s’adapte aux besoins et à l’état psychologique de l’infirmier agressé. Cela peut aller d’un simple échange téléphonique à un accompagnement physique au commissariat pour déposer plainte. Toutefois, le référent n’a pas vocation à assurer une prise en charge thérapeutique : il agit avant tout comme conseiller et intermédiaire au nom de l’Ordre.
En professionnalisant les référents via une formation conjointe de l’Ordre et de la Miprof (webinaires, fiches pratiques dédiées…), il devient possible de garantir un accompagnement structuré de pair à pair.
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Au-delà des dispositifs d’alerte et du traitement judiciaire des violences, la protection effective des infirmières et infirmiers suppose l’existence d’un cadre opérationnel de prise en charge, lisible et accessible sur l’ensemble du territoire. Aujourd’hui, cette protection repose en partie sur des conventions santé-sécurité territoriales, prévues par le protocole interministériel du 12 août 2005 et précisées par l’instruction du 4 novembre 2016, qui organisent la coopération entre les acteurs de santé, les forces de sécurité et les autorités publiques. Ces conventions associent notamment les ordres professionnels, les établissements de santé, les forces de sécurité intérieure, les autorités judiciaires, les agences régionales de santé, les collectivités territoriales et, le cas échéant, des associations spécialisées.
Dans les faits, certains départements ont mis en place des dispositifs structurés et opérationnels permettant de sécuriser les parcours des victimes, comme en Meurthe-et-Moselle, tandis que d’autres en sont totalement dépourvus ou disposent de cadres peu effectifs. Cette situation crée une inégalité de protection difficilement acceptable. Selon son lieu d’exercice, un infirmier victime de violences peut bénéficier d’un accompagnement coordonné ou, au contraire, se retrouver seul face à la complexité des démarches administratives.
Ces conventions santé-sécurité jouent un rôle essentiel d’organisation et de coordination opérationnelle. Elles visent notamment à identifier clairement les interlocuteurs compétents, à faciliter les démarches de signalement et de dépôt de plainte, à renforcer la protection des données personnelles des professionnels, et à fluidifier les échanges entre les différents acteurs concernés. Ce sont d’ailleurs ces conventions qui prévoient la désignation de référents “violences”, chargés d’orienter les professionnels victimes et de coordonner les premières réponses.
L’Ordre national des infirmiers propose donc de généraliser ces conventions santé-sécurité sur l’ensemble du territoire, en veillant à les rendre pleinement opérationnelles et homogènes. En acculturant les autorités de police et de gendarmerie à ces violences très spécifiques, cette généralisation garantira que chaque infirmière et chaque infirmier bénéficie du même niveau de protection et d’accompagnement.
Les infirmières et infirmiers, en particulier lorsqu’ils interviennent seuls au domicile des patients, peuvent être confrontés à des situations de violences ou de menaces. Dans ces contextes d’isolement, l’accès à une aide immédiate est souvent limité, voire inexistant.
Dans ces situations, le recours aux dispositifs d’urgence classiques, tels que l’appel au 17, montre ses limites : il impose de s’identifier, de préciser sa localisation et de détailler les faits de vive voix, une démarche souvent impossible ou risquée en plein cœur d’une agression.
C’est dans cette perspective que des expérimentations ont été menées, notamment en Guyane et dans la région Grand Est, autour d’un dispositif de bouton d’alerte relié à une application mobile sécurisée. L’activation de ce bouton permet l’envoi immédiat d’une alerte géolocalisée aux forces de l’ordre.
Les retours de ces expérimentations sont particulièrement encourageants : elles ont permis de réduire significativement les délais d’intervention et de renforcer concrètement la sécurité des soins réalisés au domicile.
Au regard de ces résultats, l’Ordre national des infirmiers demande la généralisation de ce dispositif de bouton d’alerte pour les infirmières et infirmiers se déplaçant au domicile des patients.
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Le droit, pour une infirmière ou un infirmier, de ne pas poursuivre des soins lorsque sa sécurité est menacée existe dans notre droit positif. En effet, l’article R4312-12 du Code de la santé publique rappelle qu’aucun soin ne peut être imposé au professionnel dans un contexte de violence, de menace ou de contrainte, et que la sécurité de l’infirmier constitue une exigence déontologique à part entière.
En pratique toutefois, ce droit demeure largement théorique pour les infirmiers libéraux. Lorsqu’une situation de violence survient, ces derniers se retrouvent souvent seuls face à une décision lourde de conséquences, à la fois sur le plan professionnel et organisationnel, avec une crainte persistante de rupture de la continuité des soins et de mise en cause de leur responsabilité.
Aujourd’hui, les infirmiers, et plus spécifiquement les infirmiers libéraux, supportent seuls la responsabilité de la continuité des soins : ils sont tenus d’organiser eux-mêmes leur remplacement avant de pouvoir interrompre une prise en charge, même lorsqu’ils ont été victimes d’une agression par le patient ou son entourage. Cette exigence place la victime dans une impasse sécuritaire totale et la contraint, trop souvent, à poursuivre des soins au péril de sa propre intégrité.
L’Ordre national des infirmiers propose donc de sécuriser explicitement l’interruption des soins en cas de violences ou de menaces, en clarifiant le cadre d’exercice de ce droit pour les infirmières et les infirmiers. En cas de menace ou de violence, l’infirmier pourra désormais suspendre immédiatement sa prise en charge après en avoir notifié le patient et le prescripteur. Il lui appartiendra ensuite de transmettre au nouveau soignant désigné l’ensemble des informations nécessaires à la continuité des soins.
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Face aux violences sexistes et sexuelles, les infirmières et infirmiers font souvent face à une difficulté majeure d’accès à l’information. Les démarches à engager, les interlocuteurs compétents, le droit applicable et les dispositifs d’accompagnement varient selon les situations et les territoires, rendant le parcours complexe et parfois décourageant. Cette dispersion de l’information constitue un obstacle réel à la déclaration des violences et à la prise en charge rapide des victimes.
Dans ce contexte, l’Ordre national des infirmiers a souhaité développer une plateforme nationale de ressources, accessible directement depuis le site de l’Ordre. Cette plateforme permettra aux professionnels victimes de violences de trouver, en un point unique, les informations adaptées à leur situation. Il ne s’agit pas de créer un nouveau dispositif d’accompagnement parallèle, mais de rendre encore plus lisibles et accessibles les ressources existantes, dans une logique d’orientation et de soutien.
Cette interface centralise l’ensemble des outils nécessaires pour orienter et protéger les professionnels de santé face aux violences. Elle regroupe notamment :
Dans certaines situations de violences, de menaces, de harcèlement ou de contentieux, l’exposition de l’adresse personnelle ou professionnelle des infirmières et infirmiers peut constituer un facteur de vulnérabilité supplémentaire. Pour les professionnels libéraux, l’adresse déclarée dans les documents administratifs, les annuaires ou certains échanges institutionnels peut permettre à un agresseur d’identifier un lieu d’exercice, voire un lieu de vie, et prolonger ainsi la situation de danger au-delà de l’acte initial de violence. Cette question est régulièrement soulevée dans les échanges professionnels, avec une préoccupation constante : comment mieux protéger la vie privée des infirmiers exposés, sans créer de dispositif lourd ou inadapté à la diversité des situations ?
La domiciliation professionnelle sécurisée désigne la possibilité offerte à un professionnel confronté à une situation de violence ou de menace avérée de substituer, pour certains usages administratifs et institutionnels, l’adresse du Conseil de l’Ordre à son adresse personnelle. Permis par la loi visant à renforcer la sécurité des professionnels de santé, dite loi « Pradal », promulguée le 9 juillet 2025, cette possibilité était une demande formulée de longue date par l’Ordre national des infirmiers. Cette possibilité demeure insuffisamment connue pour les professionnels concernés.
En conséquence, l’Ordre national des infirmiers souhaite faire connaître davantage ce dispositif et propose de poursuivre son appropriation par l’ensemble des professionnels. Cette démarche est essentielle pour sanctuariser la vie privée des infirmières et infirmiers et lever la peur des représailles, l’un des freins majeurs au signalement identifiés au sein de la profession.
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La prévention des violences sexistes et sexuelles à l’encontre des infirmières et infirmiers passe en premier lieu par la formation initiale. Or, les constats partagés par la profession montrent que cette formation reste insuffisante.
La refonte du diplôme d’État infirmier, applicable aux étudiants entrant en formation à compter de septembre 2026, constitue à cet égard une opportunité majeure. Le projet de nouveau référentiel prévoit l’intégration, au sein d’une unité d’enseignement intitulée “Législation, déontologie, éthique”, de deux modules spécifiques : “Violences envers les professionnels de santé” et “Violences sexistes et sexuelles”. Cette évolution va dans le bon sens et traduit une prise de conscience institutionnelle de l’ampleur du phénomène.
L’Ordre national des infirmiers appelle à ce que ces modules entrent en vigueur dès la rentrée 2026. Il en va de la prévention, de la qualité de vie au travail et, plus largement, de la sécurité des futurs professionnels dès leurs premiers pas dans le métier.
La prévention des violences ne peut reposer uniquement sur la formation initiale. Les conditions d’exercice, les contextes de soins et les formes de violences évoluent, rendant indispensable une actualisation régulière des connaissances et une adaptation aux environnements d’exercice. À ce jour, la formation continue sur les violences sexistes et sexuelles demeure inégalement suivie.
L’Ordre national des infirmiers souhaite donc que la thématique des violences sexistes et sexuelles (VSS) soit pleinement intégrée aux modules prioritaires du DPC. Les infirmières et infirmiers doivent pouvoir bénéficier, lorsqu’ils le souhaitent, de formations spécifiques pour identifier précocement les signaux d’alerte et appliquer les protocoles de mise en sécurité immédiate.
Les actions de l’Ordre s’inscrivent pleinement dans cette perspective d’offrir des actions ciblées, notamment via la convention signée avec la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) en mars 2025 (webinaires de prévention, contenus pédagogiques accessibles en replay etc.).
Réviser la circulaire de 2013 : mettre en place un véritable dispositif santé-police-justice
La circulaire du 24 septembre 2013 encadre les relations entre les parquets et les ordres professionnels des professions de santé (médecins, infirmiers, pharmaciens, sage-femmes, etc.). Elle vise à clarifier les échanges d’informations entre les autorités judiciaires et les instances ordinales, notamment lorsqu’un professionnel de santé fait l’objet d’une enquête, d’une condamnation ou d’une procédure disciplinaire.
Le texte précise dans quels cas le ministère public doit informer l’ordre concerné, par exemple en cas de mise en examen, de condamnation pénale ou de mesure restrictive d’exercice, et réciproquement, dans quelles situations l’ordre doit signaler au parquet des faits susceptibles de constituer une infraction pénale.
L’Ordre souhaite réviser cette circulaire pour améliorer la communication entre le Parquet et les Ordres de santé. Cette modification vise à accélérer les signalements et les procédures disciplinaires contre les soignants impliqués dans des VSS.
Généraliser le bouton poussoir pour les infirmières qui se déplacent au domicile d’un patient.
En janvier 2025, la Guyane a testé un dispositif d’alerte innovant pour les infirmiers et les médecins libéraux : le bouton poussoir. Relié à une application mobile, ce bouton, lorsqu’il est pressé, envoie une alerte géolocalisée à la police. Les forces de l’Ordre rappellent alors immédiatement la personne pour vérifier la situation et dépêchent une patrouille si nécessaire.
Le CROI de la Région Grand-Est a lui aussi expérimenté ce dispositif.
Le bouton poussoir offre une réponse plus rapide et discrète que l’appel classique au 17, sans nécessité de parler ni de détailler les faits sur place, c’est pourquoi l’Ordre des infirmiers soutient activement sa généralisation pour les infirmiers.es qui se déplacent au domicile d’un patient.
Écarter immédiatement les agresseurs des lieux professionnels.
L’Ordre soutient la mutation temporaire des auteurs de violences sexistes et sexuelles pour éviter tout contact avec la victime, ainsi que la suspension préventive de fonctions d’encadrement lorsque nécessaire.
Permettre le retrait des professionnels libéraux du domicile en cas de menaces.
Parce que l’Ordre comprend que la sécurité des professionnels libéraux peut être menacée lors de visites à domicile, il souhaite permettre le retrait de ces derniers en cas de menaces de la part du patient.
Cela exige de valider la modification du code de déontologie proposée par l’Ordre national des Infirmiers, pour permettre que les infirmiers victimes de VSS puissent suspendre la prise en charge de leurs auteurs.
La responsabilité d’assurer la continuité des soins incomberait alors à l’ARS en ce qui concerne les infirmiers libéraux.
Mieux former les infirmier.e.s aux VSS
La formation des infirmiers au sein des Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) reste inégale et insuffisante. Si certaines écoles intègrent des modules de sensibilisation, ces initiatives demeurent ponctuelles et non systématiques. À ce jour, il n’existe pas de référentiel national imposant l’inclusion des VSS dans le programme de formation initiale des IFSI.
Cette situation conduit l’Ordre national des infirmiers à recommander l’intégration de la lutte contre les VSS dès la formation initiale, afin de mieux préparer les futurs professionnels à identifier, prévenir et réagir face à ces violences.
Contrôler l’honorabilité des professionnels : l’accès aux antécédents judiciaires.
Parce que les infirmiers peuvent également être auteurs de violences sexistes et sexuelles, l’Ordre soutient que les Ordres médicaux puissent consulter le bulletin B2 du casier judiciaire lorsqu’un signalement laisse présumer un manquement aux règles déontologiques.
La récurrence du contrôle, par exemple tous les trois ans, est indispensable : le B2 n’étant vérifié qu’une seule fois, au recrutement ou à l’inscription, il est nécessaire de s’assurer que le professionnel reste compatible avec sa fonction. Le périmètre du contrôle est également crucial : l’Ordre plaide pour que les intérimaires, prestataires, professionnels libéraux ou encore les étudiants en santé soient soumis aux mêmes obligations de vérification.
Enfin, l’Ordre souhaite garantir l’accès au FIJAIS-V (fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes) lors de l’inscription et en cas de dépôt de plainte.
Les signalements de violences s’effectuent sur l’espace membre ordinal des infirmières et des infirmiers :
Un étudiant, n’ayant pas encore un espace ordinal, peut solliciter le référent violence par le biais du numéro unique 01 71 93 84 50 ou par courriel : contact@ordre-infirmiers.fr
Des référents violences, élus et formés, sont présents au sein de chaque CDOI / C(I)DOI pour vous accompagner dans vos démarches (dépôt de plainte, procédure d’interruption des soins, etc)
Trouvez les associations locales dans votre territoire ici
Déclarer des faits de violences à l’ONVS qui recense, analyse les faits et favorise la coordination sur le terrain.
Police nationale
Violence femme info
(Numéro d’écoute, d’information et d’orientation pour les femmes)
Appels d’urgence
En cas de difficulté à parler ou entendre, les victimes peuvent envoyer un SMS
à ce numéro.
Les autorités recueilleront alors les éléments nécessaires, procéderont
aux constatations et pourront engager une
enquête le cas échéant
Ordre national des infirmiers – SIREN 511 026 965 – TVA intracommunautaire FR78511026965
228 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris
contact@ordre-infirmiers.fr
01 71 93 84 50
Responsable de la publication : Alain Desbouchages, Président du Conseil national de l’Ordre des infirmiers
Hébergeur : OVH 2, rue KELLERMANN, 59100 ROUBAIX – France 09 72 10 10 07
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