Les engagements de l’Ordre

VSS, de quoi parle-t-on ?
Violences sexistes et sexuelles, de quoi parle-t-on?

Les violences sexistes et sexuelles (VSS) recouvrent les situations dans lesquelles une personne impose à autrui un comportement ou un propos à caractère sexiste ou sexuel qui n’est pas désiré. 

  • Les violences sexuelles désignent tout acte à connotation sexuelle commis avec violence, contrainte, menace ou surprise. Cela englobe le viol, les agressions sexuelles, le harcèlement sexuel, l’exhibition ou le voyeurisme 
  • Le sexisme se définit comme tout propos ou comportement visant une personne en raison de son sexe ou de son genre sur la base de stéréotypes 
  • Votre consentement est absolu : personne n’a le droit de vous imposer un acte ou un propos à caractère sexuel 
  • Quelle que soit la situation, une agression ou un viol ne sont jamais de votre fait. La culpabilité n’appartient qu’à celui qui commet l’acte ; l’agresseur est l’unique responsable devant la loi 
  • Rappelez-vous qu’aucun vêtement, aucune parole, ni aucun contexte de soin ne peut légitimer ou excuser une violence sexiste ou sexuelle 
  • L’Ordre le réaffirme avec force : le respect et la sécurité de ceux qui soignent ne se négocient pas 
Nos dates clés
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Avril 2017 Constitution de l’Ordre en tant que partie civileEn savoir plus

Depuis 2017, l’Ordre national des infirmiers, à travers ses conseils départementaux (CDOI) et conseils interdépartementaux (CIDOI), peut se constituer partie civile pour soutenir la plainte de l’infirmière ou de l’infirmier. 

Pour que l’Ordre puisse se constituer partie civile, plusieurs conditions sont nécessaires, notamment : 

  • qu’une plainte soit déposée 
  • que l’auteur des faits soit identifié 
  • que le parquet estime qu’une infraction est caractérisée 
  • que l’Ordre ait été informé de l’existence de la procédure 
  • que les faits qui se sont produits s’inscrivent dans le périmètre de l’action du conseil prévu par les textes 

Après avoir déposé plainte (commissariat/gendarmerie/procureur), l’infirmière ou l’infirmier peut également déclarer l’adresse de son CDOI/C(I)DOI d’inscription comme adresse de domicile dans le cadre de la procédure pénale engagée. 

Dès 2023, l’Ordre national des infirmiers (ONI) a mis en place sa propre plateforme de recueil des signalements : l’Observatoire de la sécurité des infirmiers (OSI). Accessible depuis l’espace ordinal, cet outil simple et réactif permet aux infirmières et infirmiers de notifier tout acte de violence subi dans le cadre de leur exercice. Il permet à l’Ordre national des infirmiers de collecter des données fiables pour alerter les pouvoirs publics et adapter les réponses.  

Cet observatoire s’ajoute au dispositif de l’Observatoire National des Violences en Santé (ONVS). 

Entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2025, 2301 signalements ont ainsi été traités via cette plateforme. Le nombre de signalements traités est d’ailleurs en hausse : 599 en 2023, 798 en 2024, et 904 en 2025.

À la suite du mouvement #MeToo à l’hôpital, l’Ordre National des Infirmiers a lancé une grande consultation pour évaluer l’ampleur des violences sexistes et sexuelles subies par la profession et proposer des solutions concrètes. 

Réalisée du 13 au 29 septembre 2024, 21 870 infirmières et infirmiers ont répondu : 

  • 49 % des répondants ont déjà été victimes de VSS 
  • Près d’un sur quatre ne se sent pas en sécurité sur son lieu de travail 
  • Près d’un quart des répondants ont subi des VSS dès la formation initiale 
  • 60 % des victimes citent des patients (jusqu’à 80 % en libéral), 57 % d’autres professionnels de santé 
  • 3 facteurs explicatifs ressortent : la culture “carabine” (71 %), les rapports hiérarchiques déséquilibrés (59 %) et une culture du silence persistante dans les établissements (53 %) 
  • 38 % des victimes n’ont entrepris aucune démarche, près de 46 % des répondants connaissent mal leurs droits 

Une synthèse des résultats est disponible ici. 

L’Ordre des infirmiers est le premier à avoir signé une convention de collaboration avec la mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) et la Direction Générale de l’Offre de Soin du ministère de la Santé (DGOS). 

Le partenariat vise à : 

  • Valoriser les bonnes pratiques professionnelles pour repérer et accompagner les victimes 
  • Former et outiller les référentes et référents chargés du traitement des signalements : fiches pratiques, session annuelle de formation… 
  • Partager des données anonymisées sur les signalements, décisions disciplinaires et plaintes pénales liées aux violences 
  • Renforcer la coopération continue, lors du traitement des signalements et au sein des formations et séminaires organisés 
  • 21 janvier 2026 : lancement de la campagne nationale de lutte contre les violences sexistes et sexuelles 

Afin de sensibiliser le plus grand nombre aux violences sexistes et sexuelles, l’Ordre mène une campagne contre les violences sexistes et sexuelles à l’échelle nationale. Elle s’est appuyée sur les résultats de la consultation menée en septembre 2024, mettant en lumière les réalités et les besoins des professionnels de santé confrontés à ces situations.  

Des visuels variés illustrent le quotidien de la profession infirmière : soins à domicile, stages, accompagnement des patients… Ils montrent concrètement l’engagement et le professionnalisme des infirmières et infirmiers, tout en rappelant que la violence n’a aucune place dans leur environnement de travail. La campagne incite au signalement des situations de violence et favorise la mobilisation collective contre ces comportements inacceptables.  

“Stop et c’est puni par la loi” : grâce à cette campagne de sensibilisation, l’Ordre national des infirmiers affirme son rôle de protecteur et de référent pour la profession, tout en promouvant une culture du respect et de la sécurité.  

Depuis 2024, l’Ordre s’est constitué partie civile 68 fois dans les procédures pénales initiées par les infirmières et infirmiers victimes de Violences.

L’Ordre s’engage

Se substituer à la victime lorsqu’elle porte plainte

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La collaboration de l’ONI avec le ministère de la Santé sur la plateforme ONVS

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Les référents violences de l’Ordre : un accompagnement de pair à pair

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Les propositions et actions de l’Ordre

Alerter et signaler

Généraliser les conventions santé-sécurité-justice sur l’ensemble du territoire

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Déployer et généraliser un dispositif d’alerte pour sécuriser les soins à domicile

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Activer un droit de retrait immédiat en cas d’agressions sexuelles

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Informer et accompagner

Mise à disposition d’un site dédié pour centraliser les informations utiles aux infirmières et aux infirmiers

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Déployer et généraliser un dispositif d’alerte pour sécuriser les soins à domicile

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Former et anticiper

Renforcer la formation initiale des infirmières et infirmiers face aux violences

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Renforcer la formation continue pour prévenir et gérer les violences

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Visuel femme dans le noir

DISPOSITIFS DE SOUTIEN

Vous êtes victime ou témoin

Déclarer une agression

Les signalements de violences s’effectuent sur l’espace membre ordinal des infirmières et des infirmiers :

Un étudiant, n’ayant pas encore un espace ordinal, peut solliciter le référent violence par le biais du numéro unique 01 71 93 84 50 ou par courriel : contact@ordre-infirmiers.fr

Contacts des référents violence

Des référents violences, élus et formés, sont présents au sein de chaque CDOI / C(I)DOI pour vous accompagner dans vos démarches (dépôt de plainte, procédure d’interruption des soins, etc)

Associations locales spécialisées dans l’accompagnement
des victimes de violences sexistes et sexuelles

Trouvez les associations locales dans votre territoire ici

Observatoire National des Violences en Santé (ONVS)

Déclarer des faits de violences à l’ONVS qui recense, analyse les faits et favorise la coordination sur le terrain.

Numéros d’urgence

17

Police nationale

Violence femme info 
(Numéro d’écoute, d’information et d’orientation pour les femmes)

112

Appels d’urgence

114

En cas de difficulté à parler ou entendre, les victimes peuvent envoyer un SMS
à ce numéro.

Les autorités recueilleront alors les éléments nécessaires, procéderont
aux constatations et pourront engager une
enquête le cas échéant

Ordre national des infirmiers – SIREN 511 026 965 – TVA intracommunautaire FR78511026965
228 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris
contact@ordre-infirmiers.fr
01 71 93 84 50
Responsable de la publication : Alain Desbouchages, Président du Conseil national de l’Ordre des infirmiers

Hébergeur : OVH 2, rue KELLERMANN, 59100 ROUBAIX – France 09 72 10 10 07

Déclaration d’accessibilité